MIRENA® : Foire aux questions

Vous trouverez ci-dessous les réponses à certaines des questions le plus fréquentes. Ces réponses pourraient vous être utiles lorsque vous évaluez les options contraceptives appropriées ou lorsque vous conseillez vos patientes sur les choix en matière de contraception ou de traitement des saignements menstruels abondants.
Dans le cadre de 3 études cliniques portant sur l’utilisation de MIRENA® (91 133 mois-femmes d’expérience) pendant un maximum de 5 ans, l’indice de Pearl global a été de 0,11†.
Pendant l’étude de prolongation sur l’emploi de MIRENA® pendant 8 ans, les indices de Pearl ont été de 0,34 l’année 6, 0,40 l’année 7 et 0,00 l’année 8†.
Le lévonorgestrel, un progestatif, est la seule hormone présente dans MIRENA®. Le taux de libération in vivo du lévonorgestrel 24 jours après l’insertion est d’environ 21 μg par jour, diminuant continuellement pour atteindre environ 19 μg par jour après 1 an, 11 μg par jour après 5 ans et 7 μg par jour après 8 ans d’utilisation. La moyenne est de 13 μg par jour pendant 8 ans‡.
Dans le cadre d’une étude multicentrique, prospective, contrôlée par substance active et avec répartition aléatoire visant à comparer MIRENA® et l’AMP pendant 6 cycles, les taux de succès du traitement des saignements menstruels abondants ont statistiquement et cliniquement favorisé le groupe traité par MIRENA® (84,8 %) p/r au groupe traité par l’AMP (22,2 %) (p < 0,001 [IC à 95 % : 50,56 à 74,61])§.
Les règles durent parfois plus longtemps au cours des quelques premiers mois d’utilisation de MIRENA®, mais par la suite, certaines femmes ont des règles régulières peu abondantes tandis que d’autres présentent des saignements peu fréquents ou une aménorrhée. Au cours d’une étude clinique menée auprès de 1 495 femmes, le nombre moyen de jours de saignements ou de microrragies par mois était inférieur à 4 après 12 mois (moyenne de 3,8 jours)¶.
Comme les saignements menstruels irréguliers ou les microrragies sont courants au cours des quelques premiers mois d’utilisation de MIRENA®, il faut exclure la possibilité de maladie de l’endomètre avant d’insérer MIRENA®. Des saignements irréguliers chez les utilisatrices de MIRENA® pourraient masquer les signes et symptômes de cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre. Si des saignements irréguliers surviennent chez une femme qui utilise MIRENA® depuis longtemps, il faut prendre les mesures diagnostiques voulues.
Le taux de libération in vivo du lévonorgestrel 24 jours après l’insertion est d’environ 21 μg par jour, diminuant continuellement pour atteindre environ 19 μg par jour après 1 an, 11 μg par jour après 5 ans et 7 μg par jour après 8 ans d’utilisation. La moyenne est de 13 μg par jour pendant 8 ans‡.
Le dispositif en forme de T de MIRENA® mesure 32 x 32 mm. Le diamètre extérieur du tube d’insertion est de 4,4 mm‡.
MIRENA® n’a pas d’effet sur la fécondité ultérieure de la femme, la fécondité se normalisant dès le retrait de MIRENA®. Des femmes ayant demandé à leur médecin de retirer MIRENA® parce qu’elles voulaient concevoir ont été suivies pendant 24 mois. Pendant la période de 24 mois, près de 90 % des femmes sont tombées enceintes‡.
Selon la monographie de produit de MIRENA®, au cours d’un essai clinique de 5 ans le taux cumulatif net d’expulsion du système a été d’entre 3,4 pour 100 femmes au cours de la première année et 4,9 pour 100 femmes au cours de la cinquième année. Les taux d’expulsion de MIRENA® sont comparables à ceux des dispositifs intra-utérins au cuivre. Au cours d’une grande étude de cohorte rétrospective (durée d’observation moyenne de 2 ans) menée auprès d’utilisatrices du SIU-LNG et de DIU au cuivre (N = 326 658 femmes), l’incidence globale de l’expulsion a été de 2,74 pour 100 insertions d’un SIU/DIU.
Ces données limitées semblent indiquer une augmentation du risque d’expulsion lorsque le dispositif est inséré immédiatement après l’accouchement ou après un avortement survenant au deuxième trimestre.
Le risque d’expulsion peut être accru quand l’involution utérine n’est pas complètement terminée au moment de l’insertion.
Les symptômes d’expulsion partielle ou totale de MIRENA® peuvent comprendre saignements ou douleur, mais le système peut être expulsé de la cavité utérine sans que la patiente s’en aperçoive. L’expulsion partielle ou totale entraîne une perte d’efficacité de MIRENA®. Comme MIRENA® réduit le flux menstruel, une augmentation du flux menstruel peut témoigner de l’expulsion du système.
Si le système MIRENA® est délogé, il doit être retiré. Un autre système peut être inséré au même moment, à condition qu’on ait écarté la possibilité de grossesse. Après un accouchement ou un avortement survenant au deuxième trimestre, il faut laisser passer au moins six semaines ou attendre que l’involution utérine soit terminée avant d’insérer MIRENA®.
Selon la monographie de produit de MIRENA®, au cours des essais cliniques, les perforations ont été rares, leur incidence ayant été d’entre 0,1 et 1 pour 1 000 insertions. Une autre étude a montré que tant l’allaitement au moment de l’insertion que l’insertion jusqu’à 36 semaines après l’accouchement étaient associés à un risque accru de perforation. Le risque de perforation peut être plus grand quand l’anatomie de l’utérus est anormale ou en présence d’un utérus rétroversé fixe. Le retrait d’un système intra-utérin perforant l’utérus a dans quelques cas été associé au glissement/à la séparation du réservoir cylindrique.
Les femmes qui allaitaient ne pouvaient participer aux essais cliniques sur MIRENA®††. Un retard dans la détection de la perforation peut entraîner une migration du système hors de la cavité utérine, des adhérences, une péritonite, une perforation et une occlusion intestinales, un abcès et une érosion des viscères voisins. Le risque de perforation utérine dépend de l’expérience de la personne qui insère le système.
Les femmes présentant des facteurs de risque élevé de perforation utérine doivent faire l’objet d’un suivi étroit.
Chez les femmes fécondes,
MIRENA® peut être inséré à tout moment au cours du cycle menstruel si le professionnel de la santé est raisonnablement certain (selon la définition de l’Organisation mondiale de la Santé) que la femme n’est pas enceinte.
Pour de plus amples renseignements sur l’insertion, veuillez consulter la section Insertion, retrait et remplacement dans la rubrique Posologie et administration de la monographie de produit.
AMP : acétate de médroxyprogestérone; DIU : dispositif intra-utérin; IC : intervalle de confiance; LNG : lévonorgestrel; SIU : système intra-utérin.
† L’efficacité contraceptive de MIRENA® a été étudiée au cours de 3 essais cliniques auxquels ont participé un total de 2 379 femmes. Un essai a été mené pour comparer MIRENA® (n = 1 821) à un dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre (n = 937) pendant une période de 5 ans. Après la fin de cet essai, 168 femmes du groupe ayant utilisé MIRENA® ont été inscrites à un deuxième essai clinique et porté un nouveau système MIRENA® pendant 4 ans. Un troisième essai sur MIRENA®, qui n’était pas comparatif, a été mené pendant 5 ans auprès de 390 femmes.
L’IP pour la 6e année d’utilisation, basé sur une grossesse survenue au cours de la 6e année et dans les 7 jours suivant le retrait ou l’expulsion de MIRENA® et 3 870 cycles évaluables, était de 0,34 avec une limite supérieure de l’intervalle de confiance à 95 % égale à 1,88. L’IP pour la 7e année d’utilisation, basé sur une grossesse survenue au cours de la 7e année et dans les 7 jours suivant le retrait ou l’expulsion de MIRENA® et 3 232 cycles évaluables, était de 0,40 avec une limite supérieure de l’intervalle de confiance à 95 % égale à 2,25. L’IP pour la 8e année d’utilisation, basé sur l’absence de grossesse survenant au cours de la 8e année et dans les 7 jours suivant le retrait ou l’expulsion de MIRENA® et 2 534 cycles évaluables, était de 0,00 avec une limite supérieure de l’intervalle de confiance à 95 % égale à 1,90.
‡ La portée clinique n’a pas été établie.
§ Étude multicentrique, prospective, contrôlée par substance active et avec répartition aléatoire menée auprès de femmes réparties au hasard pour être traitées par MIRENA® ou par l’acétate de médroxyprogestérone (AMP; 10 mg par voie orale une fois par jour pendant 10 jours de suite à compter du 16e jour de chaque cycle menstruel) pendant 6 cycles. On a inscrit à l’étude des femmes ayant un cycle menstruel normal de 21 à 35 jours et des saignements de retrait, et chez qui le volume des saignements menstruels était d’au moins 80 mL au départ. L’efficacité des deux traitements a été démontrée au moyen de la méthode objective de l’hématine alcaline pour la mesure du volume des saignements menstruels. Les principaux critères d’évaluation de l’efficacité étaient le changement absolu du volume des saignements menstruels à la fin de l’étude par rapport au départ et la proportion des femmes chez qui le traitement avait réussi. On considérait que le traitement avait réussi si le volume des saignements menstruels à la fin de l’étude était de moins de 80 mL et avait baissé d’au moins 50 % par rapport au départ.
¶ Les saignements menstruels ont été étudiés au cours des 12 mois suivant l’insertion de MIRENA® chez 1 495 femmes inscrites à un essai clinique. Le nombre total moyen de jours où il y a eu des saignements vaginaux ou des microrragies a baissé : il était de 16,1 au cours du premier mois et de 3,8 au cours du 12e mois (n = 988).
†† Au cours d’une étude distincte, on a évalué le taux de perforation chez des femmes qui allaitaient et d’autres qui n’allaitaient pas. Les taux de perforation signalés sur 1 000 insertions au cours d’une année ont été comme suit : insertion ≤ 36 semaines après l’accouchement : 5,6 (IC à 95 % de 3,9 à 7,9; n = 6 047 insertions) chez les femmes qui allaitaient et 1,7 (IC à 95 % de 0,8 à 3,1; n = 5 927 insertions) chez les femmes qui n’allaitaient pas. Lorsque le SIU était inséré après 36 semaines, les taux ont été de 1,6 (IC à 95 % de 0,0 à 9,1; n = 608 insertions) et 0,7 (IC à 95 % de 0,5 à 1,1; n = 41 910 insertions), respectivement.
- 1Monographie de produit de MIRENA®, Bayer Inc., 16 février 2024